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Lycanthropes
Écrit par Tsaag Valren   
Vendredi, 18 Décembre 2009 10:53

 

Garache

La garache est une femme qui se transforme en loup-garou durant la nuit, pour un temps plus ou moins long en fonction de la gravité d’un crime commis sous sa forme humaine. On la retrouve dans le folklore de Vendée et du Poitou, où elle possède de nombreux points communs avec d'autres loup-garous et notamment son lien étroit avec la sorcellerie, mais contrairement à ces derniers, les garaches blessées meurent ou retrouvent leur apparence originelle.

Le nom de garache est un dérivé féminin de garou, le nom est issu du vieux français Vendéen et Poitevin. Contrairement aux loup-garous mâles, les garaches blessées meurent ou retrouvent leur apparence originelle, le moyen le plus sûr de leur redonner une forme humaine consiste donc à les blesser en faisant couler leur sang mais pour les atteindre avec une balle, il faut que l’arme soit chargée avec trois morceaux de pain bénit lors des trois messes de minuit. Une variante de la légende présente la garache comme une sorte de dame blanche et une autre la rapproche des sorcières. Il existe également une confusion importante entre la garache et la birette (ou galipote), une espèce proche des voirloups, dont les spécimens sont censés survivre aux blessures qu’on leur inflige, comme le commun des loup-garous.

Plusieurs légendes sont associées aux garaches dans la région vendéenne :

Aizenay

À Aizenay, plusieurs garaches sont mentionnées et pour forcer les sorciers et sorcières à désensorceler les animaux et les habitants, ces derniers faisaient bouillir un mouton hérissé d’aiguilles à petit feu. Au village des Arcis, une garache fut mise en fuite grâce à un bâton de néflier. Les sabbats des sorcières se tenaient aux croisées de la Clapechère et de Lavignon. Un soir, un prétendant était blotti sous son lit quand il vit sa fiancée s’oindre d’une graisse magique et répéter trois fois :

Par dessus les haies et les buissons !
Pour aller joindre Lavignon !

Désireux de la suivre, il s’oignit de la même manière, seulement, il avait oublié la formule « Par dessus … » et l’avait remplacée par « À travers les haies et les buissons », il arriva donc à Lavignon avec le corps ensanglanté par les épines contre lesquelles il s’était heurté. Au retour, en voyant sa fiancée franchir la rivière d’un bond, il s’écria, admiratif « Jésus ! », ce qui eut pour effet de lui faire perdre tout pouvoir et l’obligea à rentrer à pied.

C’est probablement la même garache que mentionna l’abbé Baudry en 1873.

Angles

À Angles, on a signalé qu’une garache avait été tuée dans le champ de Pérochelles, à l’est de la ville. Une autre garache serait passée de vie à trépas dans les environs de la cabane de la petite Lamberde, près de la tour de Moricq. On racontait que cette dernière n’était autre qu’une reine d’Angleterre transformée par la malédiction et condamnée à visiter sept paroisses par nuit pendant sept ans.

Mortemer 

Le 1er janvier 1884, le métayer Roger Saboureau chassait dans la Forêt de Lyons (qui entoure le domaine de Mortemer), quand il vit deux yeux jaunes le fixer, puis une énorme louve apparaitre. Effrayé, il tire et tua l’animal. En revenant sur les lieux à l’aube, il découvrit avec horreur le cadavre ensanglanté de sa femme. Il avait tué une garache condamnée à tourner 7 fois autour de 7 villages durant les nuits de pleine Lune. Une représentation du peintre Jacques de Larocque-Latour est visible dans les sous-sols de Mortemer.

A partir de l'article Wikipédia sur la garache