Hippogriffe PDF Imprimer Envoyer
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Monstres & chimères
Écrit par Tsaag Valren   
Dimanche, 07 Juin 2009 14:34

L'hippogriffe est souvent confondu avec son père le griffon, mais il est mi-cheval et mi-aigle, issu du croisement improbable entre une jument et un griffon. Il n'a pas été inventé par J.K. Rowling dans Harry Potter comme beaucoup le croient puisqu'on le trouve dans les romans de chevalerie où il sert de monture à de nobles héros, et que la piste de ses origines remontent à l'antiquité. Selon Jorge Luis Borges, le fait que les griffons considèrent les chevaux comme une proie et soient leurs ennemis mortels explique la grande rareté de cette créature... Comme beaucoup d'autres, l'hippogriffe est de retour dans le jeu de rôle (World of Warcraft, Warhammer...), les jeux vidéos et les romans de fantasy.

Le nom d'Hippogriffe est tiré de l'italien ippogrifo, lui-même issu du grec ancien ἵππος / híppos, qui signifie « cheval » et de l'italien grifo qui signifie « griffon ».Un nom sans surprise, puisqu'il évoque directement ses deux parents. Certains font remonter la première origine de l'hippogriffe au Simurgh, ou Simorgh, animal fabuleux également connu sous le nom de Homa et qui est à l'origine première du griffon (dont le nom vient du persan)... par conséquent, le Simorgh est grand-père de l'hippogriffe, et ce dernier, cousin de l'oiseau Rokh des Arabes, qui est capable d'emporter sans effort un éléphant dans ses serres. 

Dominique Ingres

Sur la piste de l'hippogriffe antique

À cette époque, griffons et hippogriffes sont souvent confondus et tous deux d'origine perse, fils du Simorgh. L'hippogriffe arriverait grâce aux Grecs et au culte d'Apollon, auquel il aurait pu être lié, sans que l'on sache s'il accompagnait Apollon en tant que dieu du Soleil ou en tant que dieu des Muses. Une créature proche de la description d'un hippogriffe apparait chez Eschyle, dans Prométhée enchaîné, comme une monture de l'Océan, mais si l'idée de l'hippogriffe est présente, celui-ci n'est jamais nommé comme peut l'être le griffon, et aucune légende ne lui est rattachée de façon incontestable.

On trouve dans la littérature latine une description de l'origine des l'hippogriffes (issus de l'accouplement d'un griffon et d'une jument), sous la plume de Virgile dans ses Églogues :

« ... les griffons s'accoupleront avec des juments, les cerfs timides et les chiens viendront boire ensemble... »

— Virgile, Églogues

Virgile considèrait que l'union des griffons et des juments était un mauvais présage. Maurus Servius Honoratus, grammairien du IVe siècle dont le commentaire sur Virgile In tria Virgilii Opera Expositio est resté célèbre, ajoute que les griffons habitent dans les Monts hyperboréens et qu'ils sont les redoutables ennemis des chevaux (hoc genus ferarum in hyperboreis nascitur montibus [...] equis vehementer infesti). Sur les parures en or des scythes, on trouve en effet des griffons attaquant des chevaux.

L'hippogriffe lui-même est décrit (mais non nommé) par Pline l'Ancien, dans son Histoire naturelle. Sa plus vieille représentation aurait été retrouvée aux Îles Baléares.

Le Pégase du Moyen Âge

L'hippogriffe apparait ensuite au Moyen Âge, en relation avec Charlemagne et ses paladins, évoqués beaucoup plus tard par Thomas Bulfinch. À partir de la Chanson de Roland, l'Arioste va bientôt donner à l'hippogriffe ses lettres de noblesse dans la littérature. Devenu le Pégase du Moyen Âge, selon la tradition rapportée par l'historien catalan Vidal, il vivait près de Ceret dans le Roussillon. On trouve les traces de ses serres sur un rocher près du mas Carol.

Roland furieux, de l'Arioste 

Hippogriffe Roland furieux

C'est grâce à l'écrivain et poète italien Ludovico Ariosto dit l'Arioste (1474-1533) qui employa le premier le nom d’ippogrifo et fit une description de l'animal dans son célèbre Roland furieux (Orlando furioso), que cette créature est passée à la postérité. Le texte d'Arioste,

œuvre majeure du Moyen Âge, dit que l'hippogriffe est le fruit des amours d'ordinaire impossibles entre une jument et un griffon. L'impossibilité d'une telle union était suffisamment forte pour donner l'expression Jungentur jam grypes equis, traduite par « faire s'accoupler des griffons avec des chevaux », qui signifie la même chose que « Quand les poules auront des dents. » L'hippogriffe d'Arioste était donc un symbole d'amour impossible, probablement inspiré des textes gréco-romain, bien que cela soit difficile à prouver.

Le Roland furieux mentionne qu'on voyait quelques hippogriffes, mais en petit nombre, dans les monts Ryphées, au-dessus des mers glaciales. Grâce à sa patience, son art et son application, le magicien Atlant parvint à en attirer un hors de son troupeau pour l'apprivoiser. Un mois fut nécessaire pour habituer l'hippogriffe à sa bride et à être monté, puis il se laissa chevaucher partout où le guidait son maître. Le magicien Atlant chevauchait alors cet animal pour enlever des jeunes filles et trouver des ennemis à abattre à terre, les courses de cet enchanteur désolaient jour et nuit la contrée. Plus tard, Atlant fut vaincu par Bradamante et l'hippogriffe se mit à errer en ne laissant personne l'approcher, sauf le chevalier Roger qui l' enfourcha. Il s'agissait d'un piège tendu par l'enchanteur qui désirait éloigner Roger de l'Europe, le chevalier se fit emporter au gré des caprices de l'animal fabuleux. Plus tard, il consulta un sage qui lui apprit à mener l'animal avec une cheville autour du cou afin de le faire tourner et s'arrêter. Au fil de nombreuses aventures qui l'emmenèrent dans divers pays en volant à la vitesse du vent, Roger sauva la princesse Angélique d'un monstre marin. L'animal fut monté par d'autres chevaliers et conduisit Alstophe sur la lune. À la fin, il fut libéré et s'envola dans le ciel, on ne le revit plus jamais...

L'Arioste est aussi le premier à faire une description physique aussi complète de celui qu'il nomme plusieurs fois cheval ailé et qui possède, comme son père le griffon, la tête d'un aigle et des pieds de devant armés de serres puissantes et tranchantes. Le reste de son corps est semblable à celui de sa mère la jument, croupe et queue de cheval. Il a parfois des réactions imprévisibles mais vole d'un pays à l'autre, portant ses différents cavaliers. L'hippogriffe est plus fort, plus intelligent et meilleur coursier aérien que l'aigle ou le faucon, plus rapide que l'oiseau qui porte la foudre, il s'avance à une vitesse que n'égalent jamais la flèche qui fend l'air ou le tonnerre qui tombe et éclate avec fracas.

Il paraît que l'Arioste se serait inspiré, voire qu'il aurait plagié des œuvres antiques. Ainsi, l'hippogriffe est un peu l'équivalent de Pégase et Angélique, de la princesse Andromède. Toutefois,  Pégase est une monture des poètes et l'hippogriffe, une monture de guerriers.

Après l’Arioste

L'hippogriffe est mentionné plusieurs fois dans de nombreux romans de chevalerie au cours de la Renaissance, par des auteurs qui s'inspirent du Roland furieux et en font, comme son créateur original, la monture des chevaliers. Il devient un symbole de force, d’amour et de bestialité, la monture des plus grands et le cheval de bataille par excellence. Vers 1540, la continuation d'Amadis de Gaule, Agesilan de Colchos, écrite par Cirféa, reine d'Aegives, raconte l'histoire d'Agesilan, petit-fils d'Amadis, qui se trouvait bloqué en pleine tempête et isolé sur un rocher avec sa fiancée Diana quand un chevalier à l'hippogriffe apparait et les sauve tous deux pour les conduire dans sa demeure aux îles Canaries. En 1605 et 1615, dans le roman Don Quichotte, la jument Rossinante est dite plus rapide que l'hippogriffe d'Alstophe. Dans Legends of Charlemagne, or Romance of the Middle Ages, en 1863, l'hippogriffe est la monture des chevaliers de Charlemagne.

L'hippogriffe Héraldique

L'hippogriffe est une figure héraldique imaginaire assez fréquente sur les armoiries anglaises. Dans ce cas, il est utilisé comme « support », et non comme « meuble ». Il est d'ailleurs usuel que des armoiries fassent appel à des animaux, mythiques ou non, pour supporter l'écu qu'ils entourent. Le grand développement de l'héraldique au Moyen Âge, tant en France qu'en Angleterre ensuite, au travers de la conquête normande, a pour but initial de définir l'identité d'un chevalier lors des tournois. Ainsi, à partir du gryphon ou griffon — que font figurer dans leurs armoiries les familles guerrières dont la noblesse peut revendiquer à la fois celle du lion et de l'aigle— on voit apparaître d'autres créatures imaginaires : l'hippogriffe bien sûr, mais aussi l’opinicus, proche de l'hippogriffe, mais dont les quatre pattes sont celles d'un lion.

L'hippogriffe du XVIIIe siècle au XIXe siècle

 

Hippogriffe ou Griffon de Dante

Après la vogue de l'hippogriffe liée à l'Orlando Furioso de l'Arioste, et avant sa renaissance au XIXe siècle dans les illustrations de ce même Orlando Fusioso par Gustave Doré, il ne tombe pas dans l'oubli et est régulièrement mentionné dans un certain nombre d'œuvres littéraires, dont celle du poète John Milton n'est pas la moindre :

« Si j'avais l'hippogriffe à mon commandement, je m'en irais causer avec vous de toutes les farces qui se sont faites ici entre les Grignans et les Fourbins... »

— Madame de Sévigné, Lettres

« So saying he caught him up, and without wing

Of hippogrif, bore through the air sublime

Over the wilderness and o'er the plain »

— John Milton, Paradise Regained

« Un jour Astolfe.... se trouva dans le paradis terrestre.... où son hippogriffe l'avait porté. »

— Fontenelle, Entretien sur la pluralité des Mondes

« Nous avons couru à Meako, à la terre d'Yesso, à la Californie ; nous irions à la lune avec Astolphe, si nous avions un hippogriffe. »

— Voltaire, Dictionnaire philosophique

Hippogriffe Gustave DoréEn 1851, un essai rend hommage, à travers une sculpture d'Antoine-Louis Barye, à « ce cheval merveilleux dévorant l'espace comme les coursiers de Job, soufflant le feu par ses naseaux dilatés et dont les ailes légères et puissantes se meuvent avec une rapidité qui défie le regard ». l'hippogriffe est ici accepté comme « un cheval d'une nature particulière, qui a vécu, qui vit encore et que nous pourrions rencontrer ». En 1860, un hippogriffe est curieusement associé, sous la plume d'Edgar Quinet, à une interprétation des légendes arthuriennes : Merlin et son compagnon Turpin trouvent un hippogriffe sellé aux ailes pourpres et or ; il se laisse approcher à six pas et bat des ailes, comme s'il invitait quelqu'un à l'enfourcher. Turpin, fatigué d'aller à pieds, s'y apprête lorsque le sage Merlin l'en dissuade, arguant du danger pour lui (car seul le maître légitime de l'hippogriffe sait le monter), et du chagrin de celui-ci en ne retrouvant pas sa monture. En 1862, un autre écrivain parle de l'hippogriffe d'Arioste d'un point du vue scientifique en disant qu'un tel animal ne peut être une création divine ni avoir d'existence réelle. L'hippogriffe est juste l'amalgame de divers animaux et pour soutenir son poids, les ailes seraient elles-mêmes seraient si lourdes qu'elles seraient impossibles à mettre en mouvement. Le rationalisme vient de frapper !

A la fin du XIXe, une version de la légende de Persée et Andromède mentionne l'hippogriffe (et non Pégase) comme la monture du héros Persée lorsqu'il pourfend le monstre marin qui menaçait sa bien-aimée. Un poème d'Éphraïm Mikhaël daté de 1889 raconte l'histoire d'un homme nommé Stellus qui voyageait lorsqu'il arriva dans un pays où les habitants étaient tourmentés par un hippogriffe, monstrueux cheval ailé venu d'une montagne qui vomissait des flammes sur leurs moissons. Ses sabots étaient de diamant et le battement de ses ailes ébranlait les murs des maisons. Il fouillait le sol en arrachant les grains semés et foudroyait les bœufs d'un regard, enlevant même des jeunes vierges pour les emporter haut dans le ciel et les jeter à terre où elles mouraient. Une prophétie disait que l'hippogriffe cesserait ses méfaits le jour où un homme s'assiérait entre ses ailes et se laisserait emporter vers les étoiles. Stellus accepta de monter la bête et s'envola avec elle, on ne les revit plus jamais. On ignore si Stellus monte l'hippogriffe pour ne plus avoir à subir les hommes, ou se sacrifie par amour de l'humanité...

Un essai de Barbey d'Aurevilly voit l'hippogriffe comme une figure totem qui symbolise l'axe du monde comme dans tout lieu sacré, car le sacré, en se manifestant, créé une rupture dans l'homogéneïté de l'espace. Au XIXe siècle, Gustave Doré a créé nombre de gravures de l'hippogriffe, lorsqu'il illustra l'Orlando Furioso.

L'hippogriffe dans la culture populaire contemporaine Hippogriffe de Donjons et dragons

L'hippogriffe apparait dans la littérature du début du XXe siècle, mais il est revenu sur le devant de la scène grâce au jeu de rôle, notamment Donjons et dragons et la saga Warcraft qui l'ont inclut dans leurs bestiaires, ou encore à la saga Harry Potter. Dans certaines représentations, il possède les quatre pieds du cheval et ne garde de l'aigle que sa tête et ses aile. Il est capable de piquer à de grande vitesse s'il en ressent la nécessité, pour fuir ou se défendre, et serait plus facile à apprivoiser que le griffon, qui est d'ailleurs rarement monté. Omnivore, il se nourrit indifféremment de plantes ou de viande bien que certains représentants soient carnivores et souvent très dangereux.

Littérature du XXe siècle

  • L'œuvre satirique d'Ambrose Bierce, The Devil's Dictionary (1911) décrit l'hippogriffe comme « Un animal (aujourd'hui disparu), qui était moitié cheval et moitié griffon. Le griffon étant lui-même moitié lion et moitié aigle, l'hippogriffe est en fait un quart d'aigle, ce qui équivaut à deux dollars et cinquante cents en or. L'étude de la zoologie est pleine de surprises ».
  • Eric Rücker Eddison mentionne l'hippogriffe en 1922 dans son roman The Worm Ouroboros.
  • Dans la série de bande dessinée Sandman par Neil Gaiman, l'un des trois gardiens du domaine de Dream est un hippogriffe.
  • Arnold Sundgaard décrit un hippogriffe dans son poème The Hippogriff :

 
When Mare and Griffin meet and mate
Their offspring share a curious fate.
One half is Horse with hooves and tail,
The rest is Eagle, claws and nail.
As a Horse it likes to graze
In summer meadows doused in haze,
Yet as an Eagle it can fly
Above the clouds where dreams drift by.
With such a Beast I am enthralled,
The Hippogriff this beast is called.

 
Quand Jument et Griffon se rencontrent et s'accouplent
Leurs descendants ont un curieux destin.
Une moitié est Cheval avec sabots et queue,
Le reste est de l'Aigle, serres et ongle.
Comme un Cheval il aime brouter
L'été dans les prairies que la brume rend humides,
Mais comme un Aigle il peut voler
Par dessus les nuages où défilent les rêves.
Une telle Bête me fascine,
Hippogriffe est son nom.

Comme dans les légendes médiévales, les hippogriffes issus des romans de J. K. Rowling sont des créatures volantes dont la tête, le torse, les ailes et les pattes avant sont celles d'un aigle et dont le corps (y compris les pattes postérieures et la queue) est celui d'un cheval. Leurs yeux sont de couleur orange mais la robe peut avoir plusieurs nuances, comme le noir, vert-bronze, marron-rouge, gris-bleu et blanc rosé, en plus des couleurs des chevaux normaux. L'envergure des ailes d'un hippogriffe adulte est environ de quatre mètres. Buck est l'hippogriffe le plus célèbre de la saga. Ils sont carnivores et extrêmement dangereux tant qu'ils ne sont pas dressés, cette étape ne doit être prise en charge que par des sorciers ou sorcières qualifiés.

Jeu de rôleHippogriffe de jeu de rôle

L'Hippogriffe est une grande créature volante du jeu de rôle Donjons et dragons, de type bête, semblable à sa figure légendaire du Moyen Âge. Particulièrement agressif, il est omnivore, d’une grande voracité et n’hésite pas à s’en prendre à tous les humanoïdes pour se nourrir. Il mesure habituellement 2,70 mètres de long, pour une envergure de 6 mètres et un poids d'environ 500 kg. Il chasse en fondant sur sa proie avant de la lacérer avec ses serres, ou à coups de bec et de pattes. Lorsque plusieurs hippogriffes attaquent, ils plongent les uns après les autres sur les intrus pour ne pas leur laisser de répit. Ils combattent ainsi jusqu’à la mort pour défendre leur nid et leurs petits, très recherchés dans de nombreuses régions car ils font d'excellentes montures une fois dressés. Un hippogriffe doit en effet être dressé avant d’accepter un cavalier, celà prend 6 semaines. Il faut posséder une selle spéciale pour le monter. Dans la campagne Eberron, l'hippogriffe est l'animal héraldique de la Dragonmarked House Vadalis.

Les hippogriffes de l'univers de Warhammer sont issus d'une évolution naturelle ou d'expériences de croisements génétiques menées par des sorciers ou des mages. Ils descendraient du griffon et auraient été créés pour lui servir de nourriture. Comme les hippogriffes médiévaux, celui-ci a la tête, le torse, les serres et les ailes d'un aigle, et la croupe, les pattes arrières et une queue de cheval. Il est couvert de plumes à l'avant et de poils à l'arrière. Son plumage et son pelage sont généralement de couleur fauve ou beige et il présente la particularité d'être attiré par tout ce qui brille : l'or, l'argent, les pierres précieuses et les bijoux. Curieux et voleur, il peut se montrer doux et calme une fois dressé mais pour s'en faire une monture, il faut commencer le dressage lorsqu'il est tout jeune. Au combat, il garde son calme en toute situation et ne s'énerve pas à la vue du sang. L'hippogriffe fréquente plus volontiers les régions désolées et tempérées, il affectionne les collines qui lui permettent de s'envoler rapidement et il y fait son nid avec des brindilles et des feuilles. Il est omnivore mais la viande n'est pas sa nourriture principale. S'il est menacé, il peut se défendre avec son bec et ses griffes. Il est plus agile que le griffon. Il vit en troupeaux très importants, composés de couples et d'enfants. Les femelles pondent un œuf par an qui met cinq mois à éclore. Dès l'âge d'un an, l'hippogriffe peut se déplacer mais doit attendre encore deux ans avant de pouvoir chasser. Cette créature est très protectrice envers ses petits, elle sert aussi de monture aux armées de Bretonnie.

Télévision et cinéma

 

Buck

Jeux vidéo

Dans l'univers de Warcraft, les hippogriffes apparaissent dès le jeu PC Warcraft III où ils sont une unité de combat des elfes de la nuit. Dans le MMORPG World of Warcraft, ils sont, contrairement à la description originale, décrits comme un mélange de cerf et de corbeau. Ils ont prêté allégeance aux elfes de la nuit en l'honneur de Cénarius et patrouillent dans les cieux du nord de Kalimdor, où ils servent aussi de montures volantes. Ils y sont représentés de couleur bleue-verte avec des bois de cerf sur la tête, cette apparence se rapprochant bien plus de celle du peryton que de celle de l'hippogriffe.

Article travaillé sur Wikipédia en 2009.

Toutes les images sont du domaine public, sauf les trois dernières qui appartiennent respectivement à Donjons et dragons, la licence Warhammer et au film Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban.