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Céline Guillaume 10-01-10 PDF Imprimer Envoyer
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Écrivains
Écrit par Tsaag Valren   
Dimanche, 10 Janvier 2010 17:15

 

Céline Guillaume

Céline Guilllaume, ou Damoiselle Sorceline de son autre nom de plume, est l'une de ces jeunes auteurs de fantastique français discrets, mais qui se font remarquer par une œuvre originale aussi étonnante dans ses thèmes que juste dans sa cohérence historique - c'est pourquoi nous avons tenté d'en savoir plus sur cette jeune femme qui vit dans un petit village du Morvan, et collectionne des prix régionaux comme celui du Roman Fantastique de Biscarrosse et celui du Roman au Concours International arts et lettres de France à Bordeaux en 2008.

Céline est née dans les Yvelines un 2 avril, à l'origine, elle était danseuse classique mais dût interrompre sa carrière à 17 ans pour cause de problèmes de santé, après quoi elle se dirigea vers l'écriture, d'abord poétique, puis romancée et fantastique. Ses textes ont la particularité de se dérouler très souvent au Moyen Âge (ou d'en parler), ce qui s'explique facilement par ses études (DUTAE en archéologie du Moyen Âge), avec une particularité cependant, car tout est marqué d'une certaine spiritualité... et justement :

Tsaag Valren : Bonjour Céline, et merci d'avoir accepté de répondre à nos questions - une fois de plus, car nous nous étions déjà rencontrées à Trolls et Légendes 2009. Aussi, j'aimerais te poser une ques

tion qui me titille depuis la dernière fois : J'ai remarqué que tes personnages entendent souvent la voix des anges. Il y a une explication à cela ?


Couverture de Céline Guillaume : Bonjour gente dame. Tout à fait, pour mon plus grand plaisir, nous nous étions rencontré au Festival Trolls et Légendes, l’an passé… Un fort bon moment qui restera gravé dans ma mémoire. En effet, les personnages de mes histoires sont très souvent en

connexion avec l’Invisible, les anges, les défunts. Parlons donc des anges. Ils multiplient les appels et depuis la nuit des temps, ils utilisent un certain nombre d’êtres pour faire entendre leur murmure sur notre plan terrestre. Ce sont des entités de lumière aimantes et protectrices ; nous avons tous, un jour, consciemment ou non, imploré leur aide, leur demandant de nous faire un signe afin de nous confirmer leur existence. Ces êtres existent et adorent communiquer avec nous. Néanmoins, il en existe d’autres, merveilleuses ou plus obscures qui nous manifestent également leur

présence. Nous recevons des signes, à nous de les décrypter. Depuis ma plus tendre enfance, je me suis sentie proche de cet Invisible, cet autre ailleurs, de Dame Nature qui nous délivre, elle aussi, ses mystères.


T.V : Tu as finalement un parcours très éclectique, aussi, j'aimerais te poser la même question qu'à Bernard Simonay, lui aussi passionné d'histoire : Si tu pouvais te téléporter à l'époque que tu veux en claquant des doigts, ce serait où, et quand, et pour faire quoi ?


C.G : Dois-je réellement répondre ? (sourire). Les quelques personnes fidèles à mes écrits sauront y répondre avant que je me prononce… Je dirais, sans hésitation : le Moyen-Âge. J’aurais aimé incarner une pacificatrice, à la fois herboriste et magicienne. Oui, j’aurais aimé être celle qui tente d’éviter les conflits, les guerres intestines, les océans de sang versés par des innocents, celle qui aurait protégé les « dites » sorcières, femmes du peuple, détentrices de savoirs bénéfiques pour le bien d’autrui. Je connais mes penchants utopiques… Mais, faire le bien, telle aurait été ma noble mission.

T.V
:  Parlons d'un autre thème de tes romans, la magie : j'ai l'impression que tu en parle très souvent, mais plutôt comme quelque chose de caché, de sous-jacent, un peu de la même façon dont Pierre Dubois parle du petit peuple : il est là, mais tout le monde ne peut pas le voir. Je peux me tromper, alors qu'est-ce que la magie pour toi, finalement ?

C.G : La magie est pour moi l’interaction entre le concret et ce qui est caché, le divin, le féerique. N’importe quel cœur peut être en relation avec l’Invisible, il suffit de cultiver la bonté, faire le bien avec ses propres ressources, être à l’écoute des autres, être attentif à chaque bruissement de vie. L’être humain s’est trop individualisé, chacun de pense qu’à soi au détriment de son prochain. L’homme ne sait plus se contenter de peu, du doux chant des oiseaux, de la mélodie du vent dans les feuilles, de la tiède caresse du soleil, du parfum suave des fleurs ou des blés…

T.V : Pour toi qui a bien connu Jean Markale... Ne penses-tu pas qu'il était un peu Merlin ?

C.G
: Pour moi, Jean était un homme légendaire, un homme unique, authentique, fidèle à ses croyances, à ses convictions, en un mot : à lui-même. Un homme qui ne ressemblait à personne : un druide des terres celtes. Pour certains, il paraissait rude, pourtant son cœur était immense de gentillesse, de fidélité. La première fois que nous nous sommes rencontrés, un fluide mystérieux nous a réuni et notre amitié éternelle était née. A jamais, cher Jean, je ne t’oublierai. Toujours je penserai à nos merveilleux échanges où nous philosophions, où nous avons ri…  Jean… Mon maître Merlin. Oui, c’est ainsi que je le nommais et il y avait pris goût. En échange, il me prénommait : « ma bonne fée Viviane » et se qualifiait de « L’enchanteur Merlin », c’est d’ailleurs ainsi qu’il me signait ces si nombreuses missives. Oui, Jean, tu incarnais Merlin… Paix à ton âme…

T.V : Merci pour avoir gentiment répondu à toutes ces questions, Damoiselle Céline ! Je rappelle que ton dernier roman (couverture à droite)  a pour nom Le Ballet des Âmes, préfacé par Mireille Calmel, il sort aux éditions du Riez, et que toutes les informations sur tes signatures se trouvent sur ton site personnel !

Photos aimablement fournies par Damoiselle Sorceline

 
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