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Écrivains
Écrit par Tsaag Valren   
Mardi, 19 Janvier 2010 19:37

 

 

Claudine Glot aux 27e médiévales de Provins

 

 

Claudine Glot, co-auteure d'une adaptation réussie de la légende arthurienne en trois volumes aux éditions du Pré aux clercs et fondatrice du centre de l'imaginaire arthurien, a accepté de répondre à nos questions dans une interview très fouillée et remplie de révélations, qui vous apprendra toutes sortes de secrets sur ses écrits en collaboration avec Marc Nagels bien sûr, mais pas seulement, voyez plutôt...

 Tsaag Valren :  Félicitations pour le respect des sources historiques et pour le travail de mémoire, en tout premier lieu. Une petite question : qu'est-ce qui a motivé votre choix d'adhérer à une version (même ancienne) du légendaire arthurien plutôt qu'à une autre ? Car les auteurs, s'ils se complètent assez souvent, se contredisent également beaucoup.

Claudine Glot

Claudine Glot : Merci ! Je vais me permettre de fondre dans ma première réponse à la fois votre première question et une partie de la seconde. Un roman historique s’entend comme un roman mettant en œuvre des personnages historiques, ou comme un roman mettant en cause des personnages de fiction dans un cadre historique (modèle type : Alexandre Dumas). Pour la légende arthurienne, nous n’entrons dans aucun de ces deux cas. Il n’y a pas de sources historiques de la légende arthurienne. Pour les premiers chapitres, je me suis appuyée sur l’Histoire des rois de Bretagne (Historia Regum Britanniae) dont on sait bien qu’il s’agit d’une histoire fictionnelle historique.Je ne vais pas vous détailler ici pourquoi, mais si vous le voulez, je vous enverrai des précisions là-dessus. Le cadre de l’Historia n’est pas historique, mais pseudo-historique, et télescope volontairement les époques et les personnages. Comment intégrer dans un ouvrage historique l’apparition de Merlin avec ses pouvoirs inexplicables (et inexpliqués), la présence des dragons ? Dès ce premier tome, le merveilleux est là, comme il l’est dans la légende du roi Arthur. Simplement, nous n’en avons pas rajouté sur les effets spéciaux.

En fait nous avons tenté de jouer le même jeu que Geoffroy de Monmouth : donner une allure historique à quelque chose qui ne l’est vraiment pas. Je me suis aussi servie du roman Les premiers faits du roi Arthur, qui donne une place importante au personnage de Merlin, et d’un Merlin qui se sert de ses pouvoirs surnaturels pour faire du jeune Arthur le souverain souhaité par les deux Bretagne et voulus par la destinée. Tout cela pour s’évader de cette contingence historiciste et aller, dans les volumes suivants, vers une présence plus forte du merveilleux vers le roman courtois, le roman merveilleux, le roman mystique.

Si nous avons choisi d’adhérer à ces versions plus anciennes (Historia regum Britanniae) ou moins connue (les Premiers faits), c’est débord parce que nous les préférions, les trouvant plus vigoureuses, plus inventive, moins ressassées que les versions en prose du XIIIe siècle ou l’éternelle somme romanesque de Malory, magnifique mais trop utilisée, et figeant la matière arthurienne en un unique état, elle qui est si variée, si mouvante, si évolutive. Nous voulions surtout redonner au roi un rôle actif, à l’aventure chevaleresque et merveilleuse sa primauté, et ne pas tout conditionner au mystère et à la quête du graal comme c’est le cas dans les grands romans en prose. Ceux-ci en effet font naître Arthur et la Table Ronde pour les besoins de la Quête, et les font disparaître misérablement dès que le chaste (!) Galaad a rempli sa mission. Sans nier que la littérature arthurienne prend forme dans une société chrétienne (les romans sont écrits dans les cours princières du « Beau Moyen Âge », par des poètes qui ne sont ni des crypto-druides, ni des hérétiques dissimulés, et probablement pas des Juifs convertis), nous souhaitions conserver la saveur un peu rude des temps noirs dans lesquels la légende arthurienne prend racine.

Enfin, oui, les auteurs se contredisent. Ils disposent d’une grande liberté pour puiser à des sources légendaires et pour transformer ce matériau à leur guise. Cet usage littéraire est propre au Moyen Âge : l’auteur est le plus souvent anonyme, il se considère non pas comme créateur (ce serait un blasphème) mais comme l’arrangeur ou l’augmenteur d’un récit ancien (d’autant plus admirable, ce récit, qu’il est plus ancien). Et la propriété littéraire est encore dans les limbes.

Pour en revenir à ces contradictions, admises sans problème à l’époque mais difficiles à admettre pour le lecteur contemporain, la variété des versions donne à l’auteur d’aujourd’hui une formidable liberté. C’est pourquoi il faut se garder d’être trop péremptoire sur les caractères des personnages, leurs actions ou la lecture que l’on en fait. Il y a tant à lire, et toutes les versions sont « légitimes ». Personnellement, je préfère les plus anciennes, à cause, je l’ai dit, de leur vigueur, mais j’apprécie beaucoup les romans « épisodiques » en vers, tellement merveilleux et fantastiques. Et même si la Quête du Graal est loin d’être ce qui me fascine le plus (tout est joué d’avance !) – je partage les réticences d’Anne Berthelot à son égard – comment ne pas se plonger avec délices dans le brillant et barbare Perlesvaus ?

 

T.V. : Il m'a semblé que ce roman est un travail d'historien bien plus qu'un travail de romancier, et j'ai été un peu gênée par le fait que l'histoire se déroule finalement assez vite, sans que l'on ait le temps de s'attacher à ses différents protagonistes. Est-ce un choix délibéré de votre part ?

C.G : Bon, je crois que pour le problème de la semblance historique, j’ai répondu un peu plus haut : pour y revenir une dernière fois, disons que le roman arthurien se fonde, bien avant nos modernes auteurs de steampunk, dans une totale uchronie : les romans arthuriens unissent des traits caractéristiques des VI, IXe XII et XIIIe siècle en l’espace de trois générations, plus des interventions surnaturelles, des villes qui n’existèrent pas (Camelot) et bien sûr des héros de fiction.

Oui, l’histoire se déroule vite : un choix délibéré ? Non, bien sûr. Trois volumes de 450 000 signes, cela peut sembler confortable, en fait, pour adapter une œuvre aussi vaste, c’est très peu. J’ai, non pas souffert, mais regretté de ne pas pouvoir mieux traiter bien des personnages, particulièrement Uther et Ygraine, ou la sulfureuse Rowena. Et nous avons dû faire des coupes permanentes : la naissance et l’éducation du roi Arthur, ses exploits de jeunesse, Merlin dans la forêt, la jeunesse de Gauvain, l’enfance de Lancelot…

Je crois cependant que, dans la création romanesque, il est plus facile de créer, de « mettre au monde » des héros auxquels on peut s’attacher. Or ici, nous avons affaire à des héros dont la caractérisation est ancienne et très forte (ils sont tout des même des personnages mythiques revisités). Et donner des sentiments trop humains ou trop détaillés à de tels héros peut aussi très rapidement les affaiblir, ou devenir ridicule. Je laisse au lecteur la charge de leur insuffler ses sentiments…

 

T.V. : Que pensez-vous des adaptations modernes de la légende arthurienne, comme la comédie musicale Merlin qui passe en ce moment, le feuilleton de Steve Baron ou encore l'adaptation de la BBC ? Et surtout de celles qui dénaturent complètement le récit d'origine ?  Est-ce pour répondre à ce type d'œuvre que vous avez lancé la rédaction d'Excalibur ?

C.G : La comédie musicale, je ne l’ai pas vue ; a priori, je suis en général plutôt heureuse que l’univers arthurien soit toujours source de création. Le résultat ? Bien sûr, on juge au coup par coup. Je n’ai vu que deux épisodes du Merlin de la BBC : il ne m’a pas inspiré un grand enthousiasme. J’avais par contre beaucoup aimé l’adaptation de Steve Baron, pourtant très loin de la doxa arthurienne, et trouvé plutôt réussie le téléfilm tiré des Brumes d’Avalon.

Les transformations du récit d’origine ? Les chercheurs eux-mêmes ont bien du mal à le définir… Le fait que chronologiquement un roman soit rédigé avant un autre n’en fait pas LE récit d’origine. Cette notion existe pour les romans qui sont une création de leur auteur. Le récit d’origine des Misérables, ce sera toujours celui de Victor Hugo. Ici, il y a plutôt des récits d’origine archaïque, modifiés par le temps, l’évolution des civilisations, par l’oralité. Quant à leurs transformations littéraires, elles ont commencé dès que le premier écrivain a posé sa plume ou son stylet sur le parchemin.

La distorsion des mythes ne me gêne pas, au contraire, lorsqu’elle est inspirée et créatrice. J’ai adoré la fantasy avant que sa publication ne devienne une course au produit marketing et qu’elle ne s’alourdisse d’une surenchère d’effets spéciaux. J’en reviens d’autant plus à l’inventivité et à la (fausse) simplicité des récits du Moyen Âge, la beauté des romans fantastiques du XIXe ou de ce qu’on appelait naguère « sword and sorcery ».

Mais si le roman arthurien est anhistorique, il lui arrive de jouer un rôle dans l’Histoire, et il a aussi une histoire qui lui est propre. Certains récits ont brillamment renouvelé notre vision de la légende. Les Anglo-saxons (les Anglo-saxonnes surtout) sont plutôt doués pour cela, et les (déjà anciennes) Brumes d’Avalon sont pour moi une vraie étape dans l’évolution de la légende. Comme l’a été, sur un autre ton, Le miroir de Merlin, d’Andre Norton, et la série de Mary Stewart ; ou encore The Sword in the Stone, de TH White, dans le domaine de l’humour – un humour mêlé, il est vrai, de plus de gravité, à mesure qu’on avance dans la série. Il y a aussi les auteurs qui ont recours aux héros arthuriens, sans en faire le centre de leur intrigue : je pense à la série de Susan Cooper, The Dark is Rising, malheureusement toujours pas traduite en français, et que le film qui en a été tiré n’encourage guère à lire.

Cela dit, il y a un niveau de transformation passé lequel le récit n’a plus rien à voir avec sa source, et l’on peut en effet que se dire « à quoi bon ? ». Je repense à Zucker et Zucker parlant de First Knight : « Ce qui nous intéressait, c’était l’histoire du triangle amoureux, et il semblait que ce serait plus commercial avec Lancelot, Arthur et Guenièvre, mais ils auraient aussi bien pu s’appeler Bill, Ted et Alice. » À ce stade-là… C’est ce qu’on a envie d’appeler des œuvres dénaturantes. Et ces dernières années, vous avez raison, on n’en est pas privé. Dans le domaine pseudo historique, on a eu droit au Roi Arthur de Fuqua. Un film au demeurant honorable, s’il ne s’était pas agi du roi Arthur et de ses chevaliers. Il reprenait une hypothèse américano-anglaise née dans les années 50 et que tout historien de l’empire romain ou tout spécialiste du monde celtique peut démonter sans peine. Et je n’évoquerai que pour mémoire La dernière légion. Allez chercher Romulus Augustule pour fonder la lignée arthurienne, il fallait y penser, bravo les Italiens ! Mais ça démontre au moins la puissance qu’exerce la légende, et son admirable capacité à survivre à tout.

Pour revenir à nos œuvres contemporaines, on assiste aujourd’hui, du fait de la mode, à une surproduction et à une surutilisation des thèmes celtiques et arthuriens. On entre facilement dans le grand n’importe quoi, surtout quand on voit le poids de l’influence de Tolkien (qui lui savait ce que sont les mythes et leur fonctionnement, et a su les détourner pour créer un univers nouveau). Aujourd’hui, le roi Arthur combat des orcs ou des trolls en forêt de Brocéliande, Merlin est le dernier descendant du peuple de l’Atlantide, Morgane est un croisement de Gorgone et de vampire, et toutes les fées ont des oreilles pointues …. À quoi  l’on peut injecter une bonne dose de Conan dans la masse musculaire et l’armement des chevaliers, quelques monstres vaguement lovecraftiens. Le problème est qu’Howard, Lovecraft ou Tolkien étaient de gens de talent, peut-être des génies dans leur domaine. Et que la plupart des suiveurs, ces temps-ci, semblent avoir le souffle plus court que leurs vaillants devanciers. D’où la surenchère, la recomposition artificielle et outrée des éléments pour fabriquer de l’original à n’importe quel prix.

C’est vrai que tout cela m’agace. Mais surtout par la vacuité du propos. Pour paraphraser Dumas, oui, on peut violer la légende, mais il faut lui faire de beaux enfants. J’avoue que depuis quelque temps rien ne m’a vraiment étonnée ; mon dernier bon moment depuis une dizaine d’années, ce fut le cycle de Holdstock (quelle tristesse de l’avoir perdu !). À la fois pénétré des personnages et innovant.

Maintenant, le mythe a sa vie propre ; à mon avis il en verra d’autres et il ira son chemin. Enfin, même si on n’est pas enthousiasmé par le feuilleton Merlin, il faut reconnaître que le genre des « enfances » est un vieux procédé, bien florissant dans la littérature arthurienne médiévale. Et que le problème des âges respectifs des personnages est un casse-tête plus chinois que celtique. Quant à l’âge de Merlin et à son apparence, la seule chose dont on est sûr à la lecture des textes médiévaux (je persiste à renvoyer à leur lecture, car tout s’enracine là, nous n’avons pas d’autres sources), c’est qu’il prend l’âge qu’il veut quand il le veut, changeant en un instant. On ne sait pas quelle est sa « vraie » apparence– si même il en possède une. Seul le roi Arthur sait le reconnaître (enfin, presque toujours).

Maintenant, pour répondre à la dernière partie de votre question, quoi que je ressente le même agacement que vous, je n’ai pas écrit contre cette tendance. Le projet mûrissait depuis quelques années, des problèmes divers l’avaient empêché de voir le jour. D’ailleurs, je crois que, sauf si l’on a l’âme d’un pamphlétaire, on n’écrit pas « contre », on écrit « pour ».

Je vous l’ai dit, j’avais envie de m’éloigner du phénomène actuel, qui fait que les amateurs de la légende lisent toujours les mêmes versions, le plus souvent inspirées de celle de Malory, Le Morte Darthur, qui date de la fin du XVe siècle. Alors qu’une des caractéristiques de la légende arthurienne est d’être incroyablement multiple. Ce qui est normal si l’on se rappelle la durée sur laquelle elle s’écrit (5 siècles), la variété des auteurs, de leurs parti pris politiques, religieux, sociaux, ou de leurs pays d’origine. Et même leur sexe !

J’avais envie de ce retour au roman médiéval, car un de mes credos est de penser que par rapport à tout ce que les romanciers médiévaux ont mis en œuvre, qu’on le considère comme du merveilleux ou du fantastique (débat sans fin), nous ne faisons que répéter. Lorsqu’on lit, par exemple, l’épisode du « fier baiser » dans Le Bel Inconnu, ou le duel du jeune roi Arthur et du chevalier poisson, dans le Chevalier au papegau, on se dit que nos romans de fantasy sont déjà là en puissance.

Par-dessus tout, ce qui fait, je crois, la différence et qui manque aujourd’hui, c’est le sens et la filiation d’une tradition mythique qui n’était pas gratuite (même si, très honnêtement, je pense qu’elle n’était plus comprise dans sa globalité au temps où l’on écrit les romans de la Table Ronde). La force mythique et archétypale infuse les textes, malgré les auteurs peut-être, mais leur donne une profondeur qui assura leur durée. Ou alors, quand il y a une connaissance qui se veut ésotérique, au sujet de la civilisation celtique ancienne le plus souvent, le manichéisme avec lequel elle intervient peut être gênant.


T.V. : Si vous pouviez être un personnage du cycle arthurien, qui seriez-vous et pourquoi ?

C.G : Morgane, assurément (après 22 ans au centre Arthurien, je sais que je ne suis pas la seule, mais tant pis !). Non pas la Morgane défigurée des romans en prose, devenue haineuse, jalouse. Mais la Morgane de Geoffroy, Layamon ou Chrétien de Troyes. Ou encore celle que l’on rencontre dans des romans plus tardifs comme Claris et Laris. Pas forcément commode, mais juste, libre, savante, habile, indépendante et belle. Belle éternellement, comme les fées. Il est d’ailleurs intéressant de voir que certains auteurs médiévaux, sensibles au mystère et au pouvoir de ce personnage, au danger qu’il pouvait représenter pour l’ordre social et pour la morale, la privent même de sa beauté. Comme il est précisé dans Sire Gauvain et le chevalier vert, à force de pratiquer la magie elle perd sa beauté, sa jeunesse, se flétrit, devient jaune et desséchée, et doit se maquiller lourdement. Ainsi la privant de sa beauté, on la prive de son état intemporel, donc de sa nature de fée. Et réciproquement.

On oublie trop souvent que Morgane est d’abord présentée comme une reine elfe (reine fée, donc) présente à la naissance d’Arthur. C’est Chrétien de Troyes qui en fait la sœur du roi, et les romanciers en prose, après Chrétien, précisent qu’elle est sa demi-sœur et qu’elle a appris sa magie (donc, la ramènent au rang des humains et non des fées). Enfin, le XIXe siècle en fait la mère de Mordred. Mais aujourd’hui, on se réfère plutôt à des caractéristiques de l’époque romantique, ou à Marion Zimmer Bradley : j’ai adoré les Brumes d’Avalon (moins ce qui a suivi), mais il ne faut tout de même pas confondre ce qu’elle écrit avec la tradition arthurienne.

 

T.V. : Merlin et sa légende n'ont jamais été aussi populaires qu'en ce moment, quelle explication donneriez-vous à cela ?

C.G : Chaque époque a sa préférence parmi les personnages légendaires. Le Moyen Âge privilégie les chevaliers, l’époque romantique les personnages féminins. Aujourd’hui, Merlin est la figure emblématique du monde arthurien. Besoin de merveilleux, figure paternelle, éternel recours (il suffit de lire les requêtes qui lui sont adressées, au Tombeau de Merlin, en forêt de Brocéliande). Il est assez humain pour que nous nous sentions proches de lui, assez surnaturel pour que nous puissions rêver de lui, attendre son aide quand tout semble perdu. Il entretient le mythe de l’âge d’or où l’homme et la nature parlaient d’une même voix, ou du moins se comprenaient. Il a presque tous les pouvoirs, mais il n’est pas une figure victorieuse et écrasante. Et il est une remarquable figure de l’aspiration écologique, une représentation du sage (même si c’est parfois un sage fol), il sait agir et méditer. Il est absent et il est encore là, figure de l’immanence, vainqueur, dans sa prison, du temps qui passe.

 

T.V.  : Quelques révélations pour le prochain tome, ou quelques pistes à confier aux expéditionnaires du Fabyrinthe ?

          C.G :  Mots clés : Lancelot et Gauvain. Beaucoup de Gauvain, un personnage que j’aime et à qui il arrive les aventures les plus fantastiques. Des cimetières maudits, des dames hideuses, des têtes coupées, de l’amour, de la folie, l’Irlande et l’Écosse. Pas d’orcs, pas de trolls ! Mais une mise en avant d’épisodes peu connus et très excitants.

 
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